Le projet SARTRE : des voitures qui se conduisent toutes seules
Conduire sans toucher au volant
Le concept n’est pas dépourvu d’arguments. Imaginez seulement le parcours quotidien pour se rendre au boulot. Après s’être intégré dans un groupe de voitures roulant à quelques pouces de distance, mais contrôlé par un seul conducteur de tête, les conducteurs des voitures « remorquées » pourraient vaquer à des occupations qui n’ont absolument rien à voir avec la conduite d’une automobile. En étant pris en charge par la conduit d’un seul conducteur professionnel, vraisemblablement à partir d’un autocar, d’un taxi ou d’un camion lourd, les conducteurs pourraient enfin faire des appels téléphoniques sans être distraits par les hasards de la route, travailler sur leurs ordinateurs portables, lire le journal matinal, ou même mieux, récupérer quelques minutes de sommeil, tout cela en étant derrière le volant, mais sans devoir intervenir. Ne serait-ce pas merveilleux?Dès 2011
Les premiers véhicules équipés de cette nouvelle technologie débuteront les tests dès 2011 sur des pistes d’essai en Europe. Les trains roulants seraient limités à un maximum de 6 à 8 véhicules. Une telle technologie permettrait aussi de réduire la consommation de carburant des véhicules puisque ces derniers rouleraient très près l’un de l’autre, ce qui réduirait l’effet de traînée et, par conséquent, la consommation des véhicules. Les experts estiment une économie d’énergie oscillant autour des 20%.
Pour voir la galerie de l'explication du projet SARTRE, cliquez ici.
Finalement, l’espace sur les routes sera mieux exploité, étant donné ces groupes de véhicules plus compacts. Comment tout cela fonctionnera-t-il? Tout d’abord, le système de navigation d’un véhicule avertira le conducteur de la proximité d’un train routier. Ensuite, le véhicule qui désire se joindre à un train roulant pourra le faire à la queue de ce dernier. Finalement, lorsque le conducteur voudra quitter ce groupe de véhicules, il pourra le faire en reprenant le contrôle de son véhicule pour se rendre à sa destination.
Une dernière question mérite d’être posée. Qu’arrive-t-il aux autres véhicules si le conducteur de tête, aussi professionnel soit-il, souffre d’un malaise ou est impliqué dans un accident?
Malgré tout, l’idée n’est pas mauvaise du tout. D’ailleurs, cette façon de faire permettrait aussi de réduire le nombre d’excès de vitesse sur les autoroutes, à condition que le conducteur à l’avant n’appuie pas trop sur le champignon.
À voir aussi sur MSN Autos :
Les 50 ans de l'IIHS : crash Chevrolet 1959 contre 2009


Rédigé par : Jean | 23 oct 2009 22:53:33
La stupidité humaine n'a plus aucune limite, beaucoup d'effort et d'énergie dépensé inutilement...